© Hepatotansplant Bruxelles-Brussel et UCL Saint-Luc, UTRAGENDO, 2012

 Vestibulum | Sed vulputate

Que disent les religions ?

Les possibilités de la médecine de transplantation ont été dans tous les pays cadrées législativement, de différentes manières parfois . Qu’en est-il dans le nôtre ?

Que dit la loi ?

En Belgique le prélèvement et la transplantation d'organes et de tissus sont régis par une loi datant du 13 juin 1986. Cette loi autorise le prélèvement d'organes et de tissus au moment du décès de tout citoyen belge ou étranger (du moins s'il est domicilié en Belgique depuis au moins six mois) à condition que la personne décédée n'ait pas manifesté son opposition de son vivant. A condition également, si rien n'a été dit au préalable, que la famille proche (parents, conjoint, enfants) ne s'y oppose pas.


Lorsque trois médecins (ainsi l'exige la loi) constatent la mort cérébrale d'une personne, le coordinateur de transplantation vérifie auprès du Registre National si le patient a manifesté ou non officiellement sa volonté par rapport au don d'organes. C'est cet avis qui sera suivi. La loi impose, en effet, le respect de la volonté du défunt.


Que faire d’un point de vue administratif si je veux faire don de mes organes après ma mort ?

En manifestant votre volonté auprès de votre commune, votre famille proche sera dispensée de porter la lourde responsabilité de décider à votre place. Votre volonté sera respectée sans contestation possible. Votre volonté sera transmise et consignée au Registre National qui doit être consulté avant tout prélèvement d’organes ou de tissus après le décès. 

Les coordinateurs (-trices) de transplantation pourront en prendre connaissance instantanément en consultant la base de données accessible 24h/24 et agir dans les plus brefs délais pour le bien du (des) futur(s) greffé(s) car chaque minute compte. 


Concrètement ?

Munissez-vous de votre Carte d’Identité et rendez-vous au service « Population » de votre commune pour remplir le «  Formulaire »  pour la manifestation de la volonté concernant le prélèvement et la transplantation d'organes et de tissus après le décès » (cliquez sur le mot « Formulaire » souligné pour ouvrir le document). L'administration communale transmet alors le document que vous aurez rempli et signé au Registre National.


Quelle preuve aurai-je de ma démarche ?

Vous recevrez un accusé de réception précisant ceci : « Il est certifié que : la déclaration de consentement exprès a été enregistrée au Registre national des personnes physiques pour ce qui concerne (suivent votre nom, prénom, n° de registre national, date et lieu de naissance, état civil, adresse et commune.) 


Puis-je changer d’avis et comment ?

A tout moment de votre existence, vous pouvez revenir sur votre décision et la modifier dans un sens ou dans l'autre. Vous pouvez le faire de la même manière, c’est-à-dire en venant au guichet « Population » avec votre carte d’identité. A chaque fois, vous recevrez un accusé de réception.


Que coûte cette déclaration ?

La démarche est entièrement gratuite, même si vous changez d’avis.


Dois-je savoir d’autres choses sur le don d’organes ?

Oui, le don d’organes est anonyme et gratuit. 

Dans le cas d’un don post-mortem, la règle est que la famille du receveur ne sait rien du donneur. 

L’anonymat n’est pas toujours possible, notamment lors de greffes entre vivants (ex. don d’un parent à un enfant, etc.); il peut être respecté ou levé avec l’accord des personnes, par exemple dans le cas de la greffe domino.

En ce qui concerne la gratuité, la famille du donneur n’a rien à payer (les frais de prélèvement étant mis sur la mutuelle du receveur), et le don n’est pas rémunéré.


Dois-je être majeur pour me déclarer donneur ?

Oui, mais les mineurs d’âge peuvent se porter donneurs à condition d’être accompagnés de leurs parents.

Le jeune qui arrive à sa majorité (18 ans) aura à définir sa position par rapport au don d’organes. Il confirmera ou modifiera la position que ses parents auraient éventuellement prise pour lui lorsqu’il était mineur.


Puis-je m’opposer à ce type de dons ?

Oui, il suffit de le préciser lors d’une déclaration au guichet « Population » de votre Commune avec votre carte d’identité. Il vous sera également remis un accusé de réception. la démarche est également gratuite et modifiable à tout moment de votre existence.


Y a-t-il une différence entre don d’organes et don du corps à la science ?

Oui, le don d’organes se limite au prélèvement d’organes ou de tissus en vue d’une greffe et toutes les précautions sont prises pour respecter au mieux l’intégrité physique du défunt. A noter que la loi prévoit que le prélèvement d’organes et la suture du corps doivent être effectués dans le respect de la dépouille et l’image du donneur, en ménagent les sentiments de la famille. Le corps du défunt est rendu assez rapidement à la famille pour qu’elle puisse organiser les funérailles selon les souhaits du défunt ou, à défaut, selon ses propres souhaits.


Le don de son corps à la science a pour but de faire progresser la médecine ainsi que les connaissances et le savoir-faire des chercheurs et des étudiants en médecine. Pour un don de son corps à la science, il faut s’adresser directement aux facultés universitaires choisies par le défunt et non à la commune de domicile.

Pour davantage de renseignements sur le don d’organes, consultez le site  Beldonor, dépendant du Service Public Fédéral Santé Publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement.